*** Il faut bien un jour tomber. Tomber d'une falaise, d'une chaise ou tomber d'un rien. On nous pousse à être des personnes que l'on n'est pas. On nous pousse et on nous pousse tellement qu'on tombe arrivé au bout. Je suis là à me détruire face à vous pour être une fille que je ne suis pas. Je tombe et je tombe. Essayer de trouver une main pour vous rattraper, mais ça glisse. On se perd, on s'étouffe. Et on atterrit par terre telle une loque. Une loque humaine vide de tout sentiment. Les yeux grands ouverts elle regard autour d'elle. Du noir, du noir, il n'y a que du noir. Un point blanc se distingue là-haut, ce sont ses ailes. Ailes de bonheur qui ne sont plus là. Ailes blessées, blessées par des sentiments trop fort, trop dur, trop... Elle ferme les yeux. Elle se pose et elle crie. De son gouffre, elle crie d'espoir qu'on l'entende que lui lance une corde, qu'on lui donne un seau. Vomir, tout vomir. Tout laisser et tout brûler. Repartir. Un miroir apparaît en face d'elle. Horreur humaine. A qui sont ces yeux hagards ? Ces yeux rouges de larmes ? Ces lèvres desséchées ? Ce visage inconnu ? Ces cheveux en pagaille ? Elle n'est plus là cette petite bonne femme avec ses yeux pétillants, son sourire à nous donner le sourire, se visage à en jalouser le soleil, ses cheveux à illuminer une grotte. Et elle crie devant ce miroir. Cette face inconnu. Elle se déchire de l'intérieur. Elle sombre.